Pour S. (B.)

April 26, 2006 
Posted in Inspirations, Poésie |

une longue caresse lente comme le miel qui coule
je me réveille d’une mort ensomeillée
je laisse la langueur s’attarder ne pas me quitter
mon coma m’a porté aux portes du rêve

comme le lendemain d’une journée sans repas
je suis affamée de ces (ses) mains qui se tendent
des ses (ces) mots qui me touchent
ma faim me fait mal tellement elle m’emplit

j’ouvre mes sens (jambes) et me laisse dévorer
par la douceur encombrée de violence de mon rêve
ma rivière de parfum en volutes s’envole
s’élève pour m’engloutir et je me laisse couler encore

je suis à la merci de ce dieu de chair
qui m’abandonne sur mes rives

déesse affamée
et orpheline

Merci Horizon :)

7 Comments

  1. Horizon on April 26th, 2006 6:11 am

    J’aime….

  2. Perrasite Premier on April 26th, 2006 11:29 am

    Ouch !

  3. swan_pr on April 26th, 2006 7:19 pm

    horizon: c’est grâce à toi :)
    perrasite: non, pas du tout je t’assure!

  4. Perrasite Premier on April 26th, 2006 8:20 pm

    Ouch que c’est beau !

  5. swan_pr on April 26th, 2006 10:13 pm

    oh. wow, merci :) ça non plus ça fait pas mal du tout!

  6. Weta on April 28th, 2006 8:14 pm

    Ahh If only I had a french tongue

  7. swan_pr on April 28th, 2006 11:57 pm

    weta: ha! there are so many things I could say to that.

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