April17
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Or is it?
I wonder. I really don’t like the yellow. Actually, I’m really sick of my template, but I love the picture. What to do? Except fondle with css?
It’s fun though, I’m learning. Trial and error.
Rambling to fill my space. See how it looks.
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April16
Parce que quand tu crisses les breaks comme ça, à la dernière minute, je me retrouve la tête éclatée sur ton windshield.
T’as fait semblant de savoir ce que tu faisais.
160 km/h tout le long. Dans l’fond. Le toit baissé.
Pas attachée.
Parce que t’es même pas capable de de m’parler. T’es même pas capable me l’dire.
“Attache-toi. Faut que j’arrête. Maintenant. Pis débarque.”
Parce que t’as peur.
Ta peur, ton silence, ma mort.
April14
It was a new home
A new space
Unknown unfamiliar
That I seeked
What does my soul look like?
Some days are just not meant to be
Some place I wish I hadn’t gone to
Some words I hoped I’d never hear
For fear of never hearing them again
There is no place for me to run to
No direction that won’t take me back to here
deal. deal. deal.
All day, even on the ones not meant to be
Drowned in my indecisions
deal for fuck’s sake
deal I can, it’s not final
Just a place with a chair for me
I sit I deal I live for the moment after
Fresh start or clean slate
The moment after is dealt with
It’s the past, the past, the
deal
let
me
go
April13
Depuis ce matin j’ai le motton. J’ai juste envie de chialer, brailler. J’ai de la misère à avaler. J’arrive pas à me concentrer. Je suis au bureau, et j’ai pas envie d’y être. Je sais où j’ai envie d’être, mais je ne peux pas y aller. Je connais la moitié des raisons de cette humeur misérable.
J’ai le motton. J’ai les larmes aux yeux. Pis je ne peux rien faire maintenant, right now. Ma collègue est parti chez elle en coup de vent ce matin, son chum la trompe ben raide, et il lui a envoyé un email destiné à son amante par erreur… C. est enceinte de 3 mois. Elle devait se faire avorter, mais finalment ils ont décidé de garder le bébé… pour plein de raisons. Mais ce matin son univers s’est écroulé. Son couple est mort.
Il mouille, vente, fait pas beau. J’attend des mots, j’attend, j’attend trop. Je danse sur la ligne et je la perd de vue des fois. Dans ce temps là j’attend et ça fait mal. De l’autre côté de la ligne, je sais qu’il n’y a rien à obtenir de mon attente. Mais je suis du mauvais bord aujourd’hui.
J’aurais envie de te/vous/lui dire la vérité. Tout ce qu’il y a dire, tout ce que je rêve de dire. Pis de rien regretter. La vérité de mes pensée. La vérité de ma vie elle est out there. Mes pensées me hantent, me détruisent, me poussent, m’enlisent. J’étouffe avec mon crisse de motton.
Je ne te/vous/lui demande rien du tout. Je ne demande jamais rien. Mais une caresse ce matin, ça ferait du bien. Un sourire. Un mot. Une pensée.
Ensuite de retour à notre programmation régulière.
April12
Behind my back, I cheat.
The higher the stakes, the sleepier I get.
I have lost everything for sleep.
I’m tired.
April12
The dead has kept me awake lately.
The lifelessness of my dusty past.
That should have remained inanimate.
It moves within as a block, as a whole, dropping flecks of necrosed moments.
My eyelids solidfied opened, unable to slide down on the dryness of of my eyes.
Fragments, chips, flakes falling over my irises, green becoming grey.
I have to see, I have to look.
I am awake.