Discover…

It's supposed to be online early tomorrow morning. But I don't handle schedules too well… So, please, if you haven't done so yet, go to

L'écume des blogues

And click, click, click the links. Fantastic work as usual. I've discovered two new blogs through Jod{i} at Looking beyond the cracked window: Collage of clouded lucidity and Red Monkey, and I'm honored to have them linked this week.

 

Drawn maps

I would like to forget. Forget when, why.  Forget who I've become. The paths I've taken. But these paths, these choices are forever sculpted in my flesh. Not really a burden, as they bear no weight. Rather a basso-rilievo, a map drawn on crumpled paper. No way to forget. Only to look back and understand. Try to.

There is no big red arrow telling me "you are here", but I have a good idea of where I'm standing. It's the now that bothers me. The then is where it belongs, in the past. The now doesn't take me anywhere, it grounds me. Why is it that we always either look back or ahead? Why is it that the now get so little of our attention? 

Often I will say "we always have a choice". And even though I believe this to be absolutely true, I've come to despise its meaning. It's not about regret for making a certain choice. It's about looking back and seeing how these choices lead me here. It's not about the big one, the one at the end of a long road, but about the smaller ones, the many that we face and make in a split second. The ones we think inconsequential.

Hindsight is a bitch.

 

Mainmise

Quand j'étais petite, mon monde c'était la musique, les pochettes de disques, les livres et les revues. Tout était à ma portée. Dans cette dernière catégorie, outre le Hara-Kiri (qui me terrifiait mais que je lisais tout de même de la première à la dernière page), le Mainmise est le magazine qui m'a le plus marquée.

Le premier souvenir que j'ai, le plus fort, je me vois, étendue par terre dans le salon chez G. où nous sommes en visite ma mère et moi, un tout petit salon les murs couverts de livres jusqu'à plafond. Jusqu'au plafond! La tête sur des coussins. Ça jase dans la cuisine… Le format est drôle, comme les J'aiLu (ils ont l'air plates les J'aiLu… pourtant tout le monde en a) Les pages sont épaisses, jaunes. Et je suis… déviergée? J'avais huit ans et j'en ai pris quatre d'une shot. Devenue ado le temps de lire 10 pages. C'était une bd de Crumb: Désirée Kaminski "La Droyée" dans J'crisse le camp! 

J'ai vu ma vie dans ça. J'ai tout appris. Que prendre de la droille c'est l'fun, que les vieux pervers y en a partout (les mononcles aux mains longues, les chums affectueux et les caves qui se crossent dans leur char en te demandant c'est où la rue Fleury). Comment se passe un examen gynécologique et ça m'a aussi enlevé tout le brouillard qu'il restait dans ma tête entourant le sexe.

Je viens de relire le Best of Crumb (Les Comix de Mainmise) et les deux seuls numéros que j'ai.  À la recherche d'info sur les auteurs et illustrateurs j'ai vu qu'il y a un site consacré à Mainmise! Malheureusement il n'est pas à jour et un seul numéro à été scanné et mis en ligne. Ça vaut quand même la peine d'aller jeter un coup d'oeil.

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Lien direct au numéro 2 

D’avoir

Je n'ai plus que mes pensées

Allées, venues, mouillées, dissipées 

Je n'ai plus que mes mots

Et puis… portés, soulevés, envolés

Je n'ai plus que mon souffle

Qui s'obstine à me revenir 

Trio

-Voyons, qu'est-ce que t'as dans les cheveux?

-Hein, j'sais pas, quoi?

-Attend minute, je l'enlève.

Et moi d'extirper une vieille pelure d'oignon séchée des cheveux de ma fille…

-Veux-tu ben m'dire???? D'où ça sort?

-Euhhhh…

-Oh, j'pense que ça va être bon ça…

-Attend! Attend, j't'explique là!

Déjà hilares, mon fils et moi attendons qu'elle explique, crampée, les yeux pleins d'eau. 

-Ben, j'ai changé le sac de poubelle… J'ai pris un sac d'épicerie…

-Non…

-Ben là! Je voulais faire peur à la chatte! Mais ça pas marché…

Et tout le monde est crampé à l'imaginer avec le sac d'épicerie sur la tête dans la salle de bain, à gesticuler et gueuler après le chat. 

 

—oOSOo— 

 

Bon. Une belle soirée à trois. Trois. C'est un chiffre qui me hante et m'attire et me torture et me pousse vers et me tire de. Trois, ce que nous n'avons jamais été, ce que nous serons peut-être, peut-être pas. Je soustrais des fois. J'ajoute aussi. Mais il n'y a pas tant de place que ça. Pourtant de soustraire ne m'en laisse pas plus. Ça ne fait que réajuster les positions. Je suis à l'étroit. À quatre. Je suis à l'étroit. Pourtant soustraire n'y changerait pas grand chose. L'espace, le plan, le blue print. Tout ça laisse peu de place à l'improvisation. 

"Ce qui compte, c'est que tu sois heureuse", "Il faut que tu penses à toi", "Tu ne dois pas t'oublier"… Bla, bla, bla. Moi, moi, moi. Justement. Jusqu'où? Où mon égo, mon moi, ma petite personne? Tout ça reste irréel. Qu'est-ce qui compte vraiment quand nous sommes trois? Quatre? Quand je trouve des pelures d'oignons dans ses cheveux?

 

MSN and productivity at work

swan_pr: oh shit… did you hear that? another bake sale at the church… fuck! we're gonna hear about her fuckin streussel all week

roxy: ugh… and what was that about wesley snipes on the kitchen table with annabella whateshername? "I could see myself there" ewwwwwww

swan_pr: well, now we know she likes black dudes with fat cocks :p

roxy: as IF

swan_pr: yeah… she and steve prolly don't have any. anyways, she'll confess on sunday. forgive me father for I have sinned. I have thougth of wesley's cock this week while making my streussel

roxy: lollllll FUCK ME FATHER FUCK ME NOW!!!!

swan_pr: hehe… with the crucifix, take it BITCH

roxy: steve wants to jump in

swan_pr: nah, he's jerkin off watching

roxy: flames of hell licking his ass

swan_pr: they're fine, absolved every sunday. fucking anglicans 

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