Dimanches

Vient de me frapper une vague puissante de cafard. D’ennui. De solitude dans l’écho des miaulements. C’est souvent comme ça le dimanche. On se dit aurevoir. On s’embrasse. Je les regarde monter les escaliers et entrer dans… la maison. La maison. Plus ma maison. Pas qu’elle me manque. Cela faisait trop longtemps que je voulais en sortir. Et je me dis, ah shit, ça fait du bien, un peu de silence, de calme. De solitude justement. Mais après quelques heures, la lueur de la lampe n’est plus assez. Et j’allume la télé, parce que c’est trop calme ici. Et je fais un peu de bruit, pour réveiller les minous. Et on joue quelques minutes. Et ils trouvent quelque chose d’autre à faire, et me revoilà, à attendre que l’enveloppe tourne au bleu.

Je n’ai pas peur.

Je n’ai pas de regrets.

Je n’ai fait que réussir depuis mon départ.

Je n’ai que cette impression d’échec malgré tout. Un vide où toutes mes bonnes intentions se sont enfuies.

Un vide que personne, même pas toi, ne pourra remplir.

J’en ai plutôt marre de me dire que j’ai fait de mon mieux. Que j’ai fait mon possible. Qui a mesuré ça?

Et une autre semaine qui passera, à vivre cette autre vie. Délicieuse. Et un autre dimanche. Et d’autres adieux. Tout aussi difficiles.

J’ai la migraine. J’ai pas envie de fermer mes yeux, pas envie de rêver. ÇA, ça fait peur.

Prise deux

Ok. Deuxième semaine de vacances. Destination Canada’s Wonderland et le temple de la Renommée du hockey. C’est autant pour moi que pour eux ce voyage. Un de mes rêves est de faire tous les plus grands parcs d’attractions d’amérique du nord d’ici quelques années. Faut bien commencer quelque part! Cedar Point à Sandusky Ohio l’an prochain c’est certain. La californie d’ici cinq ans. Et un retour à Orlando en 2009 pour The Wizarding World of Harry Potter et revisiter les Disney et Universal entre ça.

Les montagnes russes me fascinent. Les mécanismes, les types de wagons utilisés. J’aime regarder la disposition des rails, écouter le bruit des chaînes, des roues qui glissent sliencieusement lors de la descente. Ça doit être mon côté… geek? Gars? J’aime les machines. Je n’y peux rien.

Le temple de la renommée aussi m’intéresse! LA coupe Stanley. Les photos, les clips d’archives. Ça devrait être assez cool.

C’est un premier voyage à trois. La valise est (presque) prête. À boire et manger, lecture, lecteurs mp3, gameboy. Et Rockstar pour maman! C’est loin Vaughan. Arrêt pour diner au Taco Bell. 401, 401, 401… trucks, trucks, trucks. Oh regarde c’est Toronto! Ben oui, on aura le temps de regarder en masse, on va arriver à l’heure de pointe.

Trois dans l’auto. Trois dans la chambre d’hôtel. Trois dans les manèges. Mais pourtant, j’ai pas l’impression qu’il me manque quelque chose. Enfin. Si, des fois. Mais rien qui a déjà été là.

Raison 1 854 236 pourquoi j’aime mon fils

Ses talents en manipulation d’image!

 

J’ai envie de changer mon template encore.

J’ai envie d’aller voir les étoiles filantes et faire des voeux.

J’ai envie de booker pour Cuba right now. Pour deux.

J’ai envie de prendre un verre ce soir… Tu viens?

Les choses inutiles

C’est un mood. Une idée. Un souvenir. Un oreiller ayant gardé quelques uns de mes cheveux. Rouges. Aucun ici. Mais des traces de mains dans le miroir. Un mégot orphelin. Une clé sous le tapis. Ton parfum qui me fait fermer les yeux. Mon sourire en nightvision vert transperce nos paupières. Tes doigts. Il manquait juste du café.

Moi j’aime les choses inutiles
les bonheurs tranquilles
qui ne coûtent rien
les couchers de soleil sur la ville
les bibelots débiles
les orchestres anciens
le chant des bruants sur le fils
les poissons d’avril
tous ces petits riens
qui nous rendent la vie moins futile
j’aime les choses inutiles
qui nous font du bien

Moi j’aime les choses inutiles
les disques en vinyle
les contes de fée
le charme fuyant d’un profil
perdu dans la file
des passants pressés
les langoustines sur le gril
les masques d’Eschyle
les parfums légers
les photos où l’on fait des milles
j’aime les choses inutiles
qui nous font rêver

Moi j’aime les choses inutiles
la joie de Lucille
quand naissent les fleurs
un film de Buffalo Bill
une automobile
en panne de moteur
la voix des poètes en exil
toujours en exil
du jour et de l’heure
les couleurs de leurs chants fragiles
j’aime les choses inutiles
qui nous parlent au coeur

Je rêve d’un monde indocile
où les crocodiles
et les orchidées
auraient chaque année bissextile
le droit d’être une île
ou même député
la vie n’en s’rait pas plus facile
l’argent moins servile
mais on peut rêver
et tant pis si j’passe pour un fossile
j’aime les choses inutiles
qui donnent à chanter

-Paroles et musique Sylvain Lelièvre

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