En attendant

Walking in a ghost’s steps

Following a faint trace of life

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Notre semaine tire à sa fin. Trop occupées à faire, à effectuer, à étudier, à travailler pour… vivre. On est bien ensemble, des rires, des claques, des piques et beaucoup d’amour. Heureusement. Qu’une seule minute en vaut la peine.

J’ai reçu une photo de Whistler… Et je badtrippe depuis ce matin parce que j’ai réalisé en la regardant qu’on a oublié de mettre ses pantalons de neige dans ses bagages… En tout cas. Il sourit. À des milliers de kilomètres.

Je pensais être capable de vivre dans le présent. C’est tout le contraire. Je vis en attendant encore. Mauvaise habitude. J’attend que la semaine finisse pour être seule, pour être avec eux, pour être avec lui. D’une semaine à l’autre. Avant de partir, je vivais en attendant aussi.

Je me disais, en attendant d’être seule, en attendant de pouvoir faire mes trucs, d’allumer de l’encens, de pouvoir respirer, d’arrêter d’être toujours en colère, blessée, ignorée, isolée, frustrée.

Fuck l’en attendant bordel.

Overall, c’est pas si pire, c’est pas ça. J’ai toujours dit, je n’appréhende pas la solitude, j’ai pas peur d’être seule. Et c’est vrai. Ce à quoi je ne m’attendais pas, c’est de rencontrer quelqu’un qui m’enlève l’envie de l’être. Qui me fait connaître l’ennui dans les moments où avant j’appréciais me retrouver dans le silence et la pénombre, devant l’écran ou des pages.

Je me suis battue pour ma liberté. Une lutte intérieure féroce où j’ai failli laisser ma raison, ma vie. Il y a des chemins que je n’ai plus l’intention d’emprunter. Mais d’autres se sont croisés. Un autre qui a fait la guerre. Et je me demande…

Ces blessures. Qu’en fait on? Je prend un grand respire. Je ferme mes yeux. J’attend l’aiguille. Et le buzz, la vague qui fait monter le sang au visage, qui fait briller les yeux.

Nous sommes le remède au je. Qui n’en fini plus de s’effacer devant les on, les nous, les demains.

Adaptations

Les enfants sont ici avec moi depuis lundi matin…

C’est dur. C’est cool. C’est inquiétant. C’est stressant.

En dedans bien sûr. Je suis une mère… de calme devant eux. Heureuse de les avoir avec moi, apréhendant les émotions confuses, les doutes, les inconforts.

Ils sont ici. Avec moi. On s’aime.

Les devoirs, le souper, la télé, les becs, les caresses, les jeux, les conneries. Tout est rentré dans l’ordre hier.

J’ai vraiment envie de m’acheter un PS2, un autre… Juste pour Guitar Hero II! Il va sans dire qu’on peut pas jouer à Pump it Up ou Dance Dance ici…

On s’aime.  On est bien. C’est pas chaud encore dehors. Peut-être qu’ils vont vouloir un feu de foyer ce soir. J’espère.

C’est une grosse vague de 6 jours, que je surf comme je peux. La prochaine sera de 7. Et toutes les autres qui suivront. Des vagues.

Touching base

First, I want to thank all of you, sincerely, from the bottom of my heart for your visits, comments, emails, phone calls. You’ve been a source of encouragement and of strength.

When I started to write, I didn’t know where I was headed in my life. But most importantly I did not know where I WAS. Having found myself at last, I’ve questioned the purpose of this blog many times, questioned it’s place in my life, it’s importance, it’s direction.

My separation, my direction was, as Dave said once, inevitable. This is a certainty, with hindsight, that is blinding, after delving in my archives for a few hours. And my blog has been the path, this path I’ve referred to many times. A blurred one granted, but one that always was in my sight.

As honest as I’ve been here, and even more so on my blogspot blog, I have not said everything. Out of discretion, out of shame or fear of judgment, but mostly out of self censorship. Too many things were going on at the same time, too many for me to handle, yet I chose to do the things I did, chose to live the experiences I’ve lived. And I don’t regret a single one of them.

I’ve been living on my own for five days. I’m scared shitless. I’m not finished arranging the place, and the kids are coming for their first week on Monday. My fridge is still empty, I’m not done cleaning or painting. I’ve spent the last two days with a kind, kind soul. A rock, a stepping stone. One that has crossed the river at my side with an extended hand and an open heart. One that I hope will remain now that the tide is receding.

But the bottom line is, I love being by myself, alone. I love my place. I know I will make it. Because of what I’ve been through, the lessons I’ve learned. Because of you, the support and love you’ve given me. Because of my children, who have been at times the only reason I’m still breathing. Whose love is the only one that truly counts. For them I will always succeed, for them I will always do more than my best.

As for aspinelesslaugh.com, well… For now, and probably for a long time, it will remain a part of my life. Who am I kidding? This is my path after all. Some light has been shed. But a lot more remains in the shadows. And I shall explore them further, with you, should you choose to walk a little while longer with me.

I’m still settling down, still building my nest. But should be back to my every other day posting soon. I miss it already.

On s’installe. Tranquillement.

J’ai rendu les clés ce matin. La télécommande pour le système d’alarme. La clé pour la boîte à malle. Signé une lettre. Signé la fin.

Je bois des drinks de dépanneur et bouffe de la junk (j’ai commandé du Pizza Hut ce soir, on place la commande sur le site web! c’est toujours aussi dégueu, mais quand même cool).

Mes amis m’appellent, mon papa aussi.

Il arrive tout plein de trucs, des livraisons en retard… J’ai mis des rideaux jaunes dans la salle à manger.

Je me promenais avec les cendres de ma mère dans les bras cet après-midi, je lui demandais “Où tu veux aller? Où tu veux que je te mette?” Je lui ai trouvé une belle place. Elle veillera toujours sur moi.

J’ai des trucs à dépaqueter, des trucs du passé. Je suis pas certaine qu’ils vont sortir des boîtes. J’aime beaucoup trop mon présent.

J’attend de la visite demain…

hysterical nonsense

I’m here. I moved out, moved in. I’m sore all over, climbing stairs all day. The damn sofa bed from Ikea got here… and went back to the store. They couldn’t fit it in the doorway fuckfuckfuckkkkkkkk. The only one I really wanted, agonized over it for weeks, finally decided to buy it, despite the high price fuck!!

I’ll use my son’s futon for now, will go to Ikea to get my refund and go back shopping. Appliances are being delivered tomorrow.

Je pleure des fois. Mes enfants me manquent déjà. Je pleure aussi parce que je suis ici, j’ai peine à y croire. C’est beau, bordélique, mais c’est chez moi! Moi. Il est venu visiter aujourd’hui, m’a aidé à monter des trucs, pas dit grand chose. C’est dur. De pas être là quand même. Quand même bien que j’aurais passé la soirée dans la salle familiale et lui dans le salon. Et les enfants en quelque part entre les deux.

I’m confused, happy, tired, sad.

Shit. Haahahaa! J’ai acheté deux petites vodkas Poppers. Aussitôt que j’ai fini de monter ma bibliothèque Ikéa et installé la télé, je m’écrase!

C’est vraiment étrange d’être seule. Je suis tellement heureuse. Ça doit être pour ça aussi que je pleure.

Sur ce.

Good night! xx

Hasta Siempre

Vienes quemando la brisa
con soles de primavera
para plantar la bandera
con la luz de tu sonrisa

5 Days

I tiptoe around memories

5 Days

Bags, boxes, pictures, carriers of smells and dusty laughs

5 Jours

Et l’arrivée. Dormir. Dépaqueter. Dormir. Baiser. Manger. Lire. Dormir. Baiser. Manger. Vivre. Rêver.

5 Jours

Comme des soleils de printemps. Tout m’attend.

I will be back.

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