Category Archives: Everyday Swan

Blast from the past: Jingle This

La vie à cent à l’heure n’y change rien. La faim, l’amour, la mort. Je me permet un repost, parce que ça me tente. Et pis je commence à m’ennuyer solide de mon blog.

Jingle This

Porter un manteau de poil à tous les jours et se frotter aux frileux.

En fumer une dernière, une dernière pour la route, soyons prudents, appelons nez rouge.

Assurons nous que les moins nantis aient à manger et que notre conscience soit pure et tranquille, avec ce sourire en coin du don annuel entendu.

Elle est où ma médaille demande-t-elle avec son manteau de poil et son café équitable.

Son papier d’emballage recyclé perpétuant tout de même la tradition maladive d’humains en manque de guidance.

Des bills fripés dans la boîte aux lampions.
Je vais réciter le notre père, délivrez nous du mal sti. Surout, surout, délivrez nous du mal.

Je vais dealer avec la tentation.

mmmmm chopped liverrrrr

Quand je travaillais pour la famille Maislin, la paques juive était vraiment mon moment préféré de l’année.

Particulièrement quand Morrie m’apportait un plat de chopped liver, couvert d’oignons confits, juste pour moi.

Ça fait quand même 7 ans depuis ma dernière paques. Et puis là j’ai un craving de fou. Mais j’ai tellement peur d’être déçue si j’en achète ailleurs. Morrie n’a jamais voulu me dire où il le prennait. C’était son petit secret. Et il apparaissait avec mon petit plat un matin comme ça, et ça faisait ma journée.

Enfin, tout ça pour dire, j’ai faim. Et je cherche un bon spot pour le chopped liver.

Ma cocotte de 16 ans est en France, à Guérande, à se taper un trip d’échange culturel débile qui me coûte la peau des fesses. Mais c’est sans jamais douter une seconde que son père et moi avons donné notre accord. Juste, tsé, des beurrées de beurre de pinottes pendant un tit bout. Enfin, moi. Pas lui. Lui part avec notre fils pour Cuba demain.

Pendant que tout le monde se tape des cassoulets et des fucking mojitos, moi je bosse. Je roule à 100 à l’heure. Je frappe des murs, c’est inévitable. Des plus durs que ce à quoi je m’attendais. Je n’ai pas toujours la force, je ne prend pas toujours les bonnes décisions. Je ne sais pas toujours où j’m'en vas.

Je dois déménager le 1er juillet. Dormir dans le salon 2 semaines sur 4, j’en ai plein le cul. J’ai pas d’intimité, pas d’espace personnel. Le sofa lit n’est plus utilisable, je dois dormir direct sur le sofa, les jambes un peu pliées, et mon dos me rappelle à chaque matin que vraiment, il est temps de partir d’ici. Mais ça m’angoisse. Chercher, appeler, visiter, signer des papiers, tout ça me donne la nausée. Je dois prendre rendez-vous à la banque pour régler des trucs et ça m’angoisse aussi. Les responsabilités que j’avais si innocemment déléguées à mon ex semblent me péter dans la face une après l’autre, comme pour me narguer. Pour me dire que finalement, comme je l’ai toujours pensé, je suis une bonne à rien. Parle fort, joue fort, travaille fort, mais tout ça pour cacher mon inaptitude profonde à me conformer à la vie adulte responsable et droite que je devrais mener.

J’ai pas envie d’un sugar daddy, pas envie de remettre ma vie entre les mains d’un autre homme. Je veux juste plus avoir à dealer avec tout ça. Les comptes, les assurances, les obligations, le loyer, le souper, la vaisselle, le ménage, la marde 24 heures sur 24 sans fin. Me couche le soir brûlée, me lève aussi fatiguée que la veille pourquoi? Pour en faire une autre, exactement pareil. Et tout mon environnement me tire le jus, et des fois, j’ai juste envie de m’assoir et de regarder tout ça s’éffondrer, en rire, pis crisser mon camp.

Je ne suis pas spéciale, ni plus à plaindre qu’une autre. Mais que ce soit ça la vie, c’est ce qui m’écoeure le plus. De ne pas avoir d’alternative, de toujours DEVOIR. C’est pour eux que je fais ça, pour mes deux amours. Jamais je ne pourrais continuer si ce n’était pas pour eux. J’aimerais juste des fois un petit break. Le droit de disparaître, le droit de me reposer, le droit de m’appitoyer, le droit de ne pas devoir.

Bonne pour l’asile

Depuis quelques jours j’ai les poumons comprimés. J’ai les sourcils froncés. Préoccupations et tout ça. Mais le pire, ce qui me hante, m’obsède, c’est le génocide systématique auquel on est en train d’assister en direct. Au fil de mes lectures j’ai trouvé des trésors et des ordures. Des choses troublantes, épeurantes, ridicules.

Un conflit fabriqué, ok, mais le trip illuminati? le New world order? les francs-maçons? LA VENUE DE L’ANTÉCHRIST????? Ouais, je vous jure… Faut voir ce vidéo. Le truc du pentagramme de sang tracé sur la cartes des États-Unis, c’est fort. Le pire, c’est que les premières secondes, avec le speech de Biden, j’embarquais presque. Je me disais, boah, un peu d’entertainement pour faire passer l’info, c’est pas la première fois qu’on voit ça.

Et puis y a toute l’affaire des sionistes, anciens alliés des nazis. Le protocole des Sages de Sion, que certains croient vrai, d’autres non. Des deals pour faire passer les juifs allemands en Palestine en échange de… euh, quoi? Oh, mais attendez, il y a des documents le prouvant. Apparemment.

Je n’ai pas le background, la culture, l’éducation (je ne parle pas d’école) pour avoir une opinion éclairée, structurée, et ça me frustre tellement. Ce à quoi je crois, c’est la perte d’un pays pour un peuple, et une oppression, un isolement, une agression constante de leurs droits à la vie.

Je suis confuse quand à l’indignation que je ressens en ce moment. Pourquoi ne le suis-je pas plus par rapport au congo justement, par rapport à TOUT ce que vit l’afrique. Le berceau du monde saigne, une hémoragie qui ne montre auncun signe de se résorber. J’ai bien peur d’être victime d’un brainwash violent. J’en sors. J’ai des étincelles de lucidité occasionelle. Et je combat la noirceur. Mais c’est vraiment dur, quand t’as aucune idée où te garocher, et qu’il y a des taouins qui t’attendent avec leurs histoires à chaque coin de l’internet.

(Oh, je DOIS mentionner que d’apprendre que Lagacé est parti pour Israël, et qu’il va tenter de rentrer dans Gaza demain me jette dans un hébétement et un trouble profond. Sacrament le gars blogguait sur le byebye ya pas une semaine! Come on ciboire La Presse. Bientôt sur Cyberpresse, Stéphane Laporte au Congo câlisse. Je m’excuse du language, j’ai rien de plus intelligent que ça à dire)

Avant le gros pssshhhhtt.

Ça pourrait être le 2 juin, ou le 14 mars aujourd’hui. Mais j’ai eu droit à quelques regards empreints de pitié quand j’ai dit que je serais seule à la maison ce soir. Juste parce que c’est le 24 décembre. Ce n’est pas vrai que je m’en fout complètement. Mais ce qui me manque, c’est ma famille. Mes tantes, avant qu’elles ne virent toutes folles cokées, étaient vraiment super trippantes. Je n’en vois qu’une seule sur les quatres maintenant. Mon cousin et mes cousines, sérieusement endommagés par les mauvais choix de leurs parents. Ma mémé d’amour. Ma maman. Ce qui me manque, c’est le sentiment d’appartenir à un clan, une gang qui se tient, qui s’aime. Ce qu’on était avant. Avant la marde.

Je ne suis pas nécessairement nostalgique. Aujourd’hui il m’a été possible de constater à quel point je déteste les humains en général. J’en avais des palpitations en sortant de la pharmacie. Et puis là, un gentil monsieur qui me fait signe, allez demoiselle, traverse, vas-y, j’pas pressé. Avec un sourire en plus! WTF, bonhomme, tu fuck toute mon affaire. J’en étais à vouloir aller mettre des bombes au mail l’autre bord de la 10. Et puis pouf, le début de migraine s’est estompé. Et je suis rentrée finir d’emballer mes offrandes aux dieux de la galette.

haallloooo???

Still here? Hihi, moi non plus!

Mais je m’en reviens, check it out, très bientôt.

xx


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