An Unexamined Life…

J’suis dans ce mood là

February11

Il y a eu le travail additionel sur mon devoir, avec un éditeur qui m’écoeure. J’édite le texte et le repost bientôt. Il y a des jours, des vagues, des départs, des arrivées et d’autres encore.

Sortie neige demain. Je rempli le mp3 à ma fille pour sa ride vers Valcartier avec ses demandes: RATM, Radiohead, Pearl Jam, Nirvana. Et dessus il y a déjà Jimi, Alice in chains, Janis, Foo Fighters, The Killers, Disturbed, les Peppers, Sabbath, Butthole Surfers, les Doors, Iggy Pop, Bob Marley, Guns, Cure, Beck… C’est indéniablement ma fille.

C’est donc ma semaine. Qui n’arrive jamais assez vite, qui est toujours finie trop tôt. Ceinturée avant et après d’autres moments qui durent juste le temps de ne pas les oublier. On partage jamais assez, et c’est pas toujours bon pour la santé. Mais on y va de zoothérapie, et tout est doux, malgré les dimanches.

Et des épopées, des aventures… These are the seasons of emotion and like the winds they rise and fall.

Oh, et pour le fun… On sait jamais! Signez la pétition

Y a de l’espoir (?)

January22

Ça fait 4 jours que je suis devant un ordinateur ou un autre. Au bureau, et ici chez moi. Des heures et des heures. Quatre jours de 16-18 heures d’informatique. J’arrête un peu, je slaque, je met la télé en background. Et je viens de voir une annonce pour une émission qui s’appelle The Moment of Truth.

Si j’avais pas vu la promo, je pense que n’y aurait pas cru. Ça se peut pas. Des gens passent au détecteur de mensonge.

Host: Have you ever touched a female co-worker in an inapropriate way?
Wired Guy:
Crowd: Ohhhhhhhhh
Wife (bringing her hands to her face): Oh my God!

Je me demande juste sur quelle planète ça été filmé.

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J’ai assisté à quelque chose d’extraordinaire samedi soir. Ma fille insiste, insiste, viens avec moi maman, je veux pas y aller toute seule… Ok, c’est beau, achète les billets! Alors samedi on se retrouve dans l’auditorium du Collège, pour Secondaire en spectacle. Et quel spectacle! Bon, c’est assez simple comme concept. Des jeunes du secondaire III à V présentent un numéro, il y a trois juges (deux profs de musique et une de maths) et les jugent choisisent trois gagnants, trois places. Le (ou les? je suis plus très certaine) gagnant participera à une finale régionale.

Des jeunes de 14 à 17 ans, qui ont chanté, récité leur poésie, joué du théâtre complètement éclaté, qui nous ont renversés par leur talents, leur enthousiasme, leur jeunesse, belle, forte, fière, intelligente, créative, optimiste. Leurs amis dans la salle qui étaient là pour les encourager (lets go Isa, on t’aime!! wooooooou!!).

Le clou de la soirée? Deux en fait. Un band, tous assis à une table au déjeuner, qui se mettent à jammer sur les assiettes et les verres, avec leurs ustensiles. Puis un à un ils se dirigent vers leurs instruments (drum, clavier, bass et un qui reste à la table) et continuent le jam de rythme, de percussions, tout le monde était debout, ça criait, tapait du pied, un vent de folie au dessus de nous. Et ensuite trois kids (claviers, drums, guitare) qui nous ont blowés avec YYZ. Right on ok? C’était tight. Mieux, bien mieux,  que ben des bands que j’ai vu dans les bars. On était loin de Guitar Hero.

J’ai les ailes d’un cygne, mais je pars pareil

December28

M’en va, m’en va, m’en va… Qqs jours. Un petit congé. Le fleuve, la neige, le bois qui brûle, qui brûle comme le reste. Besoin d’une pause-vie.

Bon, à 1.15$ ça va quand même coûter une épicerie en gaz. Pas grave. J’accours.

De retour à temps pour vous donner pleins de becs pour la nouvelle année.

Ce sera tout

December24

Tout ce que je vous souhaite. De l’amour. De vos proches, de vos loins. Amis, amants, enfants et parents.

Un extrait de Au même clou, Félix Leclerc

And then I don’t feel so bad

December10

Two tickets to see The Habs and the Flashes
Snowflakes that stay on my nose and eyelashes
A tall double order of sweet Irish cream
These are a few of my favorite things!

J’aurai 37 ans dans quelques heures… Une game du Canadien avec mon fils et un (ou deux, ou trois) Baileys avant le dodo. C’est pas la fête parfaite ça?

Permissions (entre autre)

November24

Ahhh

Telle est ma seule consolation. Je sais que les rechutes dans le désespoir seront nombreuses et profondes, mais le souvenir du miracle de la libération me porte comme une aile vers un but qui me donne le vertige : une consolation qui soit plus qu’une consolation et plus grande qu’une philosophie, c’est-à-dire une raison de vivre.
-Stig Dagerman

Ok. Bon dieu. J’aimerais tellement écrire. Ça. Comme ça.

J’ai besoin d’un verre. Un instant, je re.

Mmmm. Bon.

Je traînais comme un boulet certaines conversations à venir. Toutes sortes de prétextes qui me semblaient justifiés s’interposant.

Aujourd’hui, ce matin en fait, je me suis levée en me sentant vraiment comme cette femme que j’aspire à devenir. Libre, heureuse, la tête à nouveau emplie de rêves. (I drink to that. Again)

Tout ce que je sais, c’est que mon fil conducteur sera toujours clair. Sans m’oublier je prendrai toujours les décision qui feront converger ma vie vers le bonheur de mes enfants. Je l’ai fait parfois à mon détriment. Des sacrifices qui étaient à mes yeux nécessaires. Mais j’ai maintenant franchi une ligne qui était probablement psychologique, mais néanmoins omniprésente et tracée en double gras (ça se dit?).

Grâce à eux je suis en vie. Grâce à eux je me dépasse à chaque jour. La différence maintenant, c’est que je le fait pour moi. Et le résultat n’en sera pas différent. Ils en retireront les dividendes.

Ça s’est décidé autour du bar à pain au Paccini de Brossard samedi soir: Grâce à eux, je suis maintenant libre d’aimer.

J’ai deux ados man… 13 et 15 ans. S’ils savaient… Ma fille me dit hier, “Ils donnaient des dépliants anti-drogue dans la café aujourd’hui, j’en ai pris un et je l’ai donné à ma voisine de casier… Elle a pas un gros problème là, elle fume du pot. Mais on sait jamais!”. Damn. Loll! Mon fils est allé se coucher avec le feu au cul tantôt. Les habs se sont fait laver. Lui qui ridait la vague de joie suite à sa victoire au cosom après-midi. Il est gardien et son équipe a gagné 5 à 1. Tout fier, il m’a montré trois quatre fois sa cuisse meutrie suite à un slapshot vicieux.

Comment ne pas vouloir donner sa vie pour des moments comme ça?

Refill. Je re.

J’ai refait couper mes cheveux aujourd’hui. Encore un peu plus court que la dernière fois. Quoique ma crinière me manque beaucoup, les réactions sont très postives et ça me fait du bien. Mais c’était beaucoup plus symbolique qu’esthétique tout ça. Je suis faite pour les cheveux longs. J’aimais les sentir frotter le haut de mes fesses. J’aimais les prendre d’une main et les faire basculer sur une épaule ou l’autre. J’aimais… tout. Alors aujourd’hui c’est jour zéro. On repart.

Parlant de symbole. Dans mon journal de voyage, j’y avait écrit:

Je suis contente d’être ici. Mais je réalise avec un peu d’amertume que ce n’est que de la fuite en avant. Je n’ai rien réglé. Je n’ai pas eu d’illumination. Et à quoi je m’attendais? Tous ces symboles que j’avais alignés pour ce voyage se sont désagrégés, sans aucune valeur. Aucune signification.

Avec un peu de recul, je dirais que c’est pas si pire. Physiquement, j’étais totallement épuisée. Ma tête ne suivait plus non plus. Enfin. Je relis mon journal, et je crois qu’il y a pas mal de stock la dedans. S’agit que je m’y attarde un peu, si j’y tient vraiment. Mais peut-être vais-je laisser tout ça dormir après tout. C’était hier. C’était ce que c’était.

Ce soir, j’ai soif.

Refill.

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