Category Archives: J'en suis ici

Plus je reçois et moins je donne

Maudit crisse. Regarde, c’est ben plus de ça qu’il s’agit. On meurt! On meurt pis on s’en rend même pas compte. Moi je m’en rappelle comment ça sentait bon, comment on s’embrassait, comment c’était bon de se serrer dans nos bras. Et je m’en rappelle des Noël sans cadeaux, mais avec une table pleine, de l’amour et des cris et des fous rires. On devrait pas vouloir plus que ça, on devrait pas se demander ce qui nous manque!

Je m’ennuie d’aimer, de toucher, de sentir. De m’endormir dans la montagne de manteaux de poils sans que personne se demande où j’étais. De me réveiller très tôt et de marcher vers le salon en évitant les bouteilles vide et en picossant dans les restes sur la table pour m’assoir tout doucement par terre et jouer avec mes nouveaux trucs sans bruit pour pas réveiller Mémé qui dort sur le sofa.

Ça plus rien à voir. J’aime autant être ici, boire ma bière et me faire mon réveillon. J’ai du fun, pas de stress, pas de dinde de chez M&M. Je suis en train de faire un film pour mon coureur des bois, son cadeau. J’ai mis des lumières blanches dans la fenêtre. Beethoven. Fait chaud. Bonheur.

Ça occupe…

millesabords

Quelques nouvelles

Bon! Une job, qui commence lundi matin. C’est un contrat d’un an et c’est la première fois de ma vie que je me permet une telle insécurité. Mais de toutes mes entrevues, c’est la job que je voulais le plus. Et puis c’est le genre de boîte qui a des ouvertures continuellement, alors j’pas trop inquiète. Le bottom line, c’est que je veux être heureuse au boulot, et je pense que là, je vais réussir à y être.

Des fois j’ai envie d’écrire, mais je dirais que le désir s’est manifesté plus fortement dernièrement. Je m’y remetterai peut-être. J’ai aussi envie de changer de template. C’est cool, le coup d’oeil et tout, mais c’est comme une grosse sloche moitié bleue moitié rouge. Rendue au trois quart je me demande pourquoi j’en ai pris une grosse. Fak. J’ai vu des belles affaires, j’en ai essayé une couple, dont une vraiment trippante avec un side scrolling. Mais ça marchait pas super. Et je ne pense pas avoir envie de passer trois semaines sur un template. En plus je n’ai pas encore passé à WP 2.8, et je ne pense pas le faire tout de suite parce que surprise surprise, ils sont déjà à travailler sur la 2.8.1…Asti.

C’est drôle, je lis une centaine beaucoup trop de blogs depuis mon aggrégateur. Quoique je n’écrive plus, j’ai toujours une petite fascination pour ce que les autres ont à dire. Mais j’avoue que le plus souvent je suis déçue. Certains se prennent vraiment trop au sérieux. D’autres devraient peut-être essayer de se trouver une vie en dehors du net. Sérieux là. Je ne juge pas les gens habituellement. Et je ne critique pas. Mais ces deux dernières semaines ont étées d’un fucking ridicule consommé. L’espace supposemment privé qu’est un blog, l’éthique, la néthique, whatever. Peut-être que dans le fond, c’est juste que ça ne me concerne pas, je sais pas. Mais les débats m’ont laissé une envie de me désabonner de beaucoups de blogs. Ce que j’ai commencé à faire d’ailleurs. Je n’ai vraiment rien à redire, parce que je ne prendrai pas trois heures de mon temps pour écrire ce que j’en pense. Parce que le monde s’en crisse de ce que j’en pense. Et c’est bien correct comme ça.

Je voulais écrire autre chose, mais j’ai oublié. C’est vraiment une drôle de période de ma vie. Les derniers 6-8 mois m’ont fait découvrir bien des choses sur la nature humaine, que je n’avais pas vraiment envie d’apprendre. Des choses que je soupçonnais, et qui m’ont toujours fait me tenir à part. Autrement, la famille, les enfants, les amours, c’est tout ce qui compte. Et l’amitié, quand elle veut bien se présenter.

Ce que tout chercheur d’emploi vous confirmera, c’est que les entrevues, c’est d’la marde. Le cv, la lettre, un gros tas de caca chaud, fumant et puant qu’on porte à bout de bras en tentant de convaincre le futur employeur que ça sent le jasmin.

Et puis au dixième pitch, tu commences à y croire. Mais quand le téléphone sonne pas, pouf, ça recommence à puer.

Moi tout ce que je veux, c’est travailler. Je suis bonne pour vrai! Donne moi n’importe quoi, si je ne connais pas ça, je vais le catcher plus vite que le temps que ça t’aurais pris pour me l’apprendre. Système informatique, logiciels maisons, structure opérationnelle, gimme gimme gimme.

Achalle moi pas avec tes procédures, tes codes d’éthique, tes politiques internes et ton code vestimentaire. Je vais tous les outrepasser de toute façon. C’est pour ça que je suis reconnue. Celle qui fait tout tomber et qui reconstruit pour que ça marche mieux.

J’ai devant moi deux entrevues pour des jobs collées à mes compétences, mes ambitions. Je suis pas mal certaine d’avoir une offre pour au moins une des deux.

Mais avant ça je dois les persuader que c’est vraiment le jasmin que ça sent dans la salle.

Qu’est-ce qu’on fait quand on a pas de job mais qu’on a quand même besoin de manger? On renoue avec notre passé de serveuse pour une fin de semaine de trois jours.

Au restaurant du Camping Donald, rien de moins.

Merci papa :) xxx

Elle me demande, tu n’es pas pas trop déçue?

Non, j’pas déçue, j’t'en tabarnak.

Et voilà que la job de rêve s’est transformée en job de marde pour finir en pu de job pantoute.

Et ça fait près de deux semaines que j’envoie des cv, des dizaines par jour. Les lettres de présentation les plus pointues et bien tournées que je n’aurai jamais écrites. Calvaire.


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