Retour: 11 Novembre 2006
Des images pâles
Je ne revisite plus depuis un bon moment. Le passé était déjà dépassé. Comment on vit dans l’avenir, dans demain, quand on a encore les deux pieds dans le noir et blanc? Ça commence sépia, je sais, mais ça change tellement vite.
Et comment ne pas me sentir comme une parfaite fucking looser d’avoir tenté de remettre des couleurs dans tout ça? Décapage d’images.
Je suis dans mon char, 120, les pages de l’album flippent devant mes yeux, les palmiers, l’empire state, la chatte, les yeux, oh fuck, tous ces yeux… Je me souviens, un peu, d’une autre année… Les larmes qui font fondre mon mascara ne sont pas les mêmes. Je ris, c’est mouillé et je jette ma smoke par la fenêtre en négociant la courbe avec le genoux.
C’est marqué. Clairement. MAX 60.
C’est une autre intersection comme les autres. Mais là je tourne, sans flasher, je tourne. Fuck it. Et en regardant dans le rétro, je vois le feu pris dans le décor. Le rideau aussi flambe. Ou c’est peut-être le film qui joue au ciné-parc que je viens de dépasser. C’était sur une autre photo, une chevelle verte avec les bancs en cuirette blanche. Il y avait des trous dans la cuirette je les comptais, enterrons les cris. Je me voyais toujours mélancolique, même en rock star. Et maintenant que j’ai le volant… Je met the buzz.
Je ne revisite plus depuis un bon moment. Assaillie axphyxiée une lobotomie sur le coeur plus de souvenirs, mais qu’est-ce que c’était? Une impression cheap sur un tshirt à cent piasses. Ça m’écoeure délavé élimé une impression, c’est ce que je disais.
Retour: 2 décembre 2006
Code
Prisonnière de mon écran, de mes mots, dans ma maison, dans mes pensées.
Prisonnière de ces mains qui se tendent, avec tant de ferveur, auquelles je m’accroche en leur arrachant la peau.
Prise dans le vide qui s’emplit d’incertain, mon vide, où j’y met ce qu’il ne faut pas.
Pognée. Fucked.
Tout est à ma portée, derrière un mur de verre trempé.
Je veux sortir, voir, respirer en vrai.
Prisonnière de moments tourmentés, moments illuminés, sans aucune continuité.
Une libération conditionnelle.
J’étouffe de tout vouloir.
Spectatrice de vies virtuellement heureuses.
Retour: 27 Janvier 2006
There is no I in gone
I was all
I was the new
I was the unknown
I was the high
I was only, not true
I am nothing
I am the used
I am the uncomfortable comfort
I am the weight
I am only, just, real
Retour: 1er Octobre 2006
Visite
Côté sud… À l’est de St-Denis… Je fais le tour du bloc lentement une fois, deux fois, trois fois. Le soleil se couche et à chaque passage je vois la lumière entre les rideaux. La fenêtre est entrouverte et le vent les déplace un peu. Pas assez. Pas assez pour voir la couleur des murs. Pas assez pour me convaincre qu’il n’y a personne et que je perd mon temps.
Je cherche un stationnement anonyme, comme si ça existait. Debout à côté de l’auto je replace mes jeans, mon soutien-gorge, mon chandail. Ébouriffe mes cheveux, pince mes joues, barre la porte. Personne sur le trottoir. Personne aux fenêtre. Personne sur les balcons. Je flotte vers. Vers.
Traverse, tourne le coin, traverse. Pas de voitures qui circulent. Tout s’est arrêté. N’existe que le fil entre moi et la porte. Entre mon doigt et la sonnette. Entre mes yeux et les siens. Je sonne, en espérant qu’il n’y ait pas de réponse. En tentant d’entendre l’absence de pas. Silence. Le corridor reste vide. Je vois des marches qui montent par la petite fenêtre, qui disparaîssent dans le noir, vers une porte qui s’ouvrira sûrement maintenant que j’ai sonné une deuxième fois.
Lumière, jambes, mains. Je ne vois plus rien. Jusqu’à temps que son visage joue comme une réflexion du mien à travers la vitre. Suspendus dans la seconde de la découverte. Tout changera. Tout et rien ne sera pareil. Et la chaleur s’échappe à mesure que la porte s’ouvre. Je me glisse à l’intérieur sans mesurer si je passe dans l’espace entre la chambranle et son corps. Contact.
L’écho des sons de la vie en haut est vrai. L’odeur des soupers d’hier. Nos souffles courts. Le clic de la porte qui se referme. Mon sac à main qui tombe par terre. Je touche son visage, comme s’il m’avait toujours appartenu. Comme si je l’avais toujours fait. Mes mains sous son chandail et les siennes sous le mien. C’est tout, tout ce qui existe.
Il faudrait monter, faudrait aller en haut. Faudrait se dire bonjour à la rigueur. D’autres plans se sont imposés, et nos bouches n’ont vraiment rien à se dire, trop occupées à se toucher, caresser, goûter. Trois pieds par trois pieds, c’est tout l’espace dont on a besoin. La lueur des lampadaires, la lueur de la vie en haut. J’avance, le pousse contre le mur, étend mon corps contre le sien, sens ses doigts descendre mon dos et prendre mes fesses. Je recule, m’arrache de quelques centimètres pour détacher sa ceinture. Je veux voir.
Je remonte son t-shirt un peu. À genoux, mes lèvres sur son ventre je ferme les yeux un instant et laisse ma langue voir. Voir que son désir est le même que le mien. Et dans ma bouche j’ai maintenant tout ce dont j’ai envie. Je caresse ses fesses, le tirant vers moi, toujours plus près. Ma tête entre ses mains. Et je donne, je donne, je prend. Ses jambes fléchissent un peu, s’ouvrent, et je passe mes bras autour de ses cuisses. Je suis perdu entre ses jambes.
Il me remonte, me met debout, me retourne face au mur. Il tire mes cheveux pour prendre mon cou. Son autre main est déjà sous mon jean, sous ma culotte, sous. En. Et je me balance contre elle. Le mur. Le mur et ma joue. Mes fesses offertes. Et je lui appartiens, le moment où il me pénètre, entre, me possède entière parce que c’est son droit d’entrée. Tout en échos dans les escaliers.
J’aurais pu visiter, mais il se faisait tard. Ce sera pour une prochaine fois.
Avec le temps…
C’est ce que j’aurais aimé dire. Ce qu’il a lu dans mes yeux de toute façon.
Ce n’est plus. Et c’est bien comme ça.
Des mots qui restent vrais. Même si avec le temps tout fait moins mal.
¿Qué te importa que te ame,
si tú no me quieres ya?
El amor que ya ha pasado
no se debe recordar
Fui la ilusión de tu vida
un día lejano ya,
Hoy represento al pasado,
no me puedo conformar.
Si las cosas que uno quiere
se pudieran alcanzar,
tú me quisieras lo mismo
que veinte años atrás.
Con que tristeza miramos
un amor que se nos va
Es un pedazo del alma
que se arranca sin piedad.
Blast from the past II
I’m circling something. Closing in. I just have to find what is at the center. Reading back entries I can clearly see how hard I was running from everything. Real and imaginary. How I thought I was going towards something when in fact I was leaving it all behind. The pull I think was actually a push. I’m not sure the answer is here or there, but I’m importing old notes tonight. My archives page is screwed up, something I have to fix, within the K2 settings. But all the original notes from blogspot will be here nonetheless. I don’t know… Something’s missing. Purpose?
This one still feels close to me. Some things I’ve written I’ve forgotten the reasons, the feelings. But Drips resounds still.
From my fingers
From my eyes
From my heart
Between my legsAll the drips converge. They mean the same thing. Fusion of my fluidity.
I am water. I am blood.
I realize that everything I’ve tried to put into compartments actually belongs together.
The reasons for this, the explanations for that.
The noise… of course it won’t stop. It’s the perpetual garbage truck.
And it’s the drips.
I fucking ache at times.
I fucking leak.