An Unexamined Life…

Burn, baby, burn (le mercure explose)

July31

Les vacances ouais… Le cash qui fond. La chaleur qui assomme. Les foules qui font chier. C’est fucking le fun les vacances l’été.

Mais bon.. Y a aussi l’absence de vice-président qui te chie dessus, de boss qui t’ignore, de collègues qui… Anyway. Juste à en parler, les épaules me remontent, les sourcils me froncent et je buche sur le clavier.

Donc, ouais, les vacances. J’en avais besoin.

J’ai ça dans la tête depuis quelques jours.
The Institute
D’un côté c’est cool. Je suis de nouveau capable d’écouter chanter Gavin. Sa voix me manquait tellement. Mais les souvenirs étaient insuportables. C’est de ma faute je sais bien. Il en a jamais écouté. Il en avait rien à foutre. Moi non plus maintenant. Ses restants brûlés, flushés, dépixelisés. Fucking morts.

Si tu passes encore ici, dis lui, il ne m’a jamais méritée. Et il ne te mérite pas plus.

Ils annoncent des températures atroces pour le reste de la semaine. Je suis pas faite pour ça. À moins qu’il y ait des mojitos et des langoustes sur le gril pas loin de mon spot sur la plage. Et qu’il y ait un trio de voix et de guitares qui me dit que c’est bien vrai tout ça. Que le feu est toujours vivant, que le soleil est là pour nous, que l’amour existe, que la vie est splendide dans mes yeux, et tout ces trucs qui sont habituellement beaucoup trop sucrés pour une journée si chaude.

A moment please

April16

Listen,

A woman left lonely will soon grow tired of waiting,
Shell do crazy things, yeah, on lonely occasions.
A simple conversation for the new men now and again
Makes a touchy situation when a good face come into your head.
And when she gets lonely, shes thinking bout her man,
She knows hes taking her for granted, yeah yeah,
Honey, she doesnt understand, no no no no!

Well, the fevers of the night, they burn an unloved woman
Yeah, those red-hot flames try to push old love aside.
A woman left lonely, shes the victim of her man, yes she is.
When he cant keep up his own way, good lord,
Shes got to do the best that she can, yeah!
A woman left lonely, lord, that lonely girl,
Lord, lord, lord!

Things left unsaid, so much life wasted. Just fucking thrown away. I dropped the kids on the door step, gave a quick list of instructions, kisses, hugs.

Seven days to play, to live, to… learn to know myself. Find out what I am doing here. Figure out what I am worth.

Seven days without their smiles, laughs, farts, jokes, love.

I will not settle for part time parenthood. The empty weeks will be as much about me as about them. What I can do to be happy. To be a woman. A better mother. Everything, anything for them.

Sometimes I wish I could’ve saved our relationship. I wish he would’ve heard me, so many years ago. I still wish he would’ve LOVED me.

Sometimes I think about the new love that knocks on my door. And wonder if I will let it in.

It was a lonely occasion. And I did crazy things.

Idiom

March10
Deafening silence
A silence or lack of response that reveals something significant, such as disapproval or a lack of enthusiasm.

Straight no chaser
So which is it? Disapproval… Towards your path being bent out of shape. What? My setting foot on it? (Although I clearly remember being invited, repeatedly, with no lack of enthusiasm whatsoever)

This is not something I want to live. This is not something I’d make you go through. Not something I’d even ask you to understand. Whatever it is that clusters your mind is just bullshit if you ask me.

There’s this field you see… No path across it. There’s this place we’ve glimpsed.

Behind the great ideals, beyond the dreams of true love and Hallmark moments, way past the need for approval lies a very lonely soul. Buried. Cloistered. Or just too fucking selfish. Again, which is it?

Giving up is not my only option, regardless of how hard you push me towards it. There is more. There is tomorrow. But don’t make me fucking beg. Don’t hurt me.

Let’s cross that white clover field with our eyes open. Nothing like now.

Straight, no chaser.

Patience

March6

Après t’avoir dévoilé le contenu de ma collection d’mp3…

Sur ma monture de rêve, dans la pénombre rouge de mes cheveux, mes mains sur ta poitrine, je t’ai dit…

Plus tard, encore, un mélange de doigts de bouches d’espaces toujours trop grands entre nos bras… Jusqu’au matin encore noir…

Je t’offre celle-là. Juste pour toi.
http://youtube.com/watch?v=pEzuC5UoM8g

Le nouveau monde

February23

On était assises devant mon ordi, à fouiller mes mp3, chanter en sourdine, rigoler, parce que toutes les deux on connaissait les paroles de Hard to say I’m sorry… Elle ne connaissait pas Fourrer de mononc Serge, on a ri encore plus.

Clique, clique, ça roule, OPP, Le Mambo du décalco, Shoot to thrill, Whipping Post, Violet… Ah wow, j’avais oublié que j’avais ça! DBC Genesis Explosion. Elle aimait moins… Universe est l’album que j’ai le plus écouté en 1989 avec Nothing’s Shocking de Jane’s Addiction.

-Donna Summer! Je savais pas que tu étais disco.

-Pire que ça, écoute.

Et je lui met en rafale Disco Duck, Popcorn et the Hustle.

-Quand tu pendras ta crémaillère, fais un CD! On va tripper…

Ma crémaillère. Hey, je déménage dans 5 semaines.

J’ai beaucoup d’ambitions, d’espoirs, de rêves. Plus que j’ai jamais pensé en avoir. En fait, je ne sais plus vraiment si j’en avais, avant. Tout se réfère maintenant à avant. Et à quand je serai seule. Autant je me sens heureuse des changements que je vis présentement, autant j’ai de la difficulté à voir ça comme étant vrai.

On dirait que d’avoir le nez dans la marde tout le temps, ça te fait perdre la perspective. J’avais juste plus envie de me réveiller le matin. De ne plus ressentir, vivre. Avoir mal, angoisser, se sentir perdue, confuse c’est épuisant. Plus qu’un état, plus qu’un sentiment passager, c’était devenu un monde. Je connaissais mon environnement, où les choses étaient rangées, dans quelle armoire.

Je me retrouve au bout du monde. Je regarde derrière, la lumière est toujours éteinte. Je regarde devant, il y a… Comme une photo floue, comme si j’avais pris mon futur en photo, mais il arrête pas de gigoter. J’arrive pas à en voir les détails. Un moton de couleurs. Aucun repère, c’est le bordel. Mais… dans le moton j’arrive à discerner…

Il y a la vie de tous les jours. Les enfants. Le boulot. Les plaisirs simples de manger des toasts au beurre de peanuts et miel dans mon lit avec la Presse étalée partout. De lire un livre avec Coltrane en sourdine, le feu, le vin. Les emmerdes aussi. Les jours de pluie où je vais pleurer d’ennui quand les enfants seront ailleurs. Les comptes qui vont rentrer plus vite que les payes.

Il y aura aussi, peut-être, des bras. Peut-être. J’ai terriblement peur de ces bras. Autant que je les désire. Ils sont aussi hésitants que moi. Cinq semaines entre aujourd’hui et ce jour où la photo sera complètement révélée, comme une vieille polaroid. Je souffle pas trop dessus. Qu’elle prenne son temps. J’aime bien ces bras là où ils sont.

Je tourne autour mais je sais que c’est inévitable. Je sais que je pars pour arriver en quelque part. Tout ce que je veux, c’est de connaître l’amour. De le donner sans retenue. De le reçevoir en acceptant que je le mérite. Je veux juste une chance, c’est tout. J’ai envie d’aimer, d’être aimée. D’être aimée. Ne plus pitcher mes sentiments dans le vide. Ben oui, je veux m’accomplir, oui, évidemment, je veux être libre, heureuse et indépendante. Je m’en viens. Mais il faut que je me l’avoue. Il faut que je franchisse ce dernier pont. Il va falloir que je deal avec l’amour un jour.

En attendant, je vais faire des CD pour la pendaison de la crémaillère.

La jeune fille et la vie

February5
And you and I climb, crossing the shapes of the morning.
And you and I reach over the sun for the river.
And you and I climb, clearer, towards the movement.
And you and I called over valleys of endless seas.

-And you and I pt.IV Apocalypse / Yes

Immobiles dans la tourmente des jours vivants sans jamais vraiment arrêter pour penser penser que peut-être faudrait-il.

Des falloirs des devoirs mais surtout, surtout des encores plus assourdissants que les grondements de nos raisons qui défèrlent vers l’abîme vers l’abîme si délicieuse.

Pluriels conjugués au singulier d’entre-draps, d’entre-peau accordés les cordes tendues en attente de la caresse d’un archet de doigts affamés de mélodies.

Musique.

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