February10
Un oeil pour commencer… Euh, je te reconnais…
Et qui penses-tu reconnaître?
RE connais moi. Plus loin que cette poupée, la belle irlandaise suspendue à tes doigts guérisseurs, déployant décharnés des orgasmes de t’es belle.
Une tisseuse de bonne aventure sur mon épaule, je plonge dans les couleurs inconnues de tes yeux aux dents acérées, frôlant une paupière égarée, laissée ouverte par mégarde.
RE. Le temps d’une pause caustique déposée dans les sillons de mon ventre qui attendra la prochaine pluie d’un oeil inquiet.
Des appétits sournois se lovent tout près. Et sur nos corps, tels les ruines d’un passé numérisé, les marques les traces les empeintes… L’âge du désir s’imprime.
RE. Pour celle qui n’avait de formes qu’en noir, pour la pierre sous ta peau, pour encore se noyer dans le parfum d’un soir qui se raconte des histoires.
Une envie de caresser une vie et ce qui lui manque. Baiser sans protection ces solitudes farouches tapies entre mes cuisses rougies par tes mains rédemptrices.
RE connais moi. Je suis le vif-argent à cheval sur un destin opaque et taché de sang.
February5
And you and I climb, crossing the shapes of the morning.
And you and I reach over the sun for the river.
And you and I climb, clearer, towards the movement.
And you and I called over valleys of endless seas.
-And you and I pt.IV Apocalypse / Yes
Immobiles dans la tourmente des jours vivants sans jamais vraiment arrêter pour penser penser que peut-être faudrait-il.
Des falloirs des devoirs mais surtout, surtout des encores plus assourdissants que les grondements de nos raisons qui défèrlent vers l’abîme vers l’abîme si délicieuse.
Pluriels conjugués au singulier d’entre-draps, d’entre-peau accordés les cordes tendues en attente de la caresse d’un archet de doigts affamés de mélodies.
Musique.
January14
tellement de musiques… je veux danser. j'ai besoin de ça comme d'une balle dans tête… comme de respirer. rencontrer tes yeux pour la première fois à chaque fois. tes mains comme la dernière toune que je viens d'écouter.
we're all sensitive people / with so much to give
understand me sugar / since we've got to be / let's live
hell yeah, let's live. j'ai des grooves, des blues. des dessins de lits défaits, de cordes abandonnées. des traces de doigts sur mes cuisses en feu. pis des échos des échos.
mais quand t'es là chus heureux
chus chez nous dans tes cheveux
une autre fois une radio, pour mieux chanter. j'miaule pareil. des éclairs en bouteille, des cris de soie. je bois dans ton cou pour me rappeller me souvenir me saouler. jusqu'à demain plus tard mais encore promener ma langue sur un paysage de peau au parfum de longtemps.
je disais… comme d'une balle dans tête. mais aussi comme de respirer.
December20
Qu'est-ce que je ferais s'il s'installait
Si un pont se jettait sur mon île
Si mes yeux se posaient sur le reflet et trouvaient le miroir
Il ne s'invite jamais… Il a déjà un pied dans la porte
Reste à savoir… si les corridors lui sont familiers
Reste à savoir… s'il s'y est déjà égaré, pour pouvoir rester plus longtemps
Peut-être l'imaginer une compagnie discrète
Peut-être dans ses poches a-t-il un soleil
Parce que dans la lumière même les ombres sont rassurantes
C'est le risque des portes sans serrures, la liberté
December2
Prisonnière de mon écran, de mes mots, dans ma maison, dans mes pensées.
Prisonnière de ces mains qui se tendent, avec tant de ferveur, auquelles je m'accroche en leur arrachant la peau.
Prise dans le vide qui s'emplit d'incertain, mon vide, où j'y met ce qu'il ne faut pas.
Pognée. Fucked.
Tout est à ma portée, derrière un mur de verre trempé.
Je veux sortir, voir, respirer en vrai.
Prisonnière de moments tourmentés, moments illuminés, sans aucune continuité.
Une libération conditionnelle.
J'étouffe de tout vouloir.
Spectatrice de vies virtuellement heureuses.
November27
Blame everywhere
I just don't see
Blame, in your eyes
Mine are still open though
Les mots, les mots
Sous mes yeux
Blame
Look, see, read
I'm still looking
Not blind yet
From the blame
Et toi, tu vois?
