Lendemain
Qu’autour d’une table se retrouvent d’autres rêves. Que dans la pénombre l’on décèle le mensonge. Le troisième invité. Et dans la ferveur des actes de défense se cache la force des vérités honteuses. Les entrées servies à la chandelle, avant-goût des coups à éviter. Nos ustensiles des cuillères trouées et des couteaux émoussés. On se met au lit avec la mort à tous les soirs et on ferme les yeux en se disant que demain, demain…
Mais demain, le lavabo est plein. Demain on gratte la cire de notre nappe préférée. On part une brasse avec beaucoup, beaucoup d’eau de javel.
Classic Rot
S’pas façile, pas pleurer en écoutant Racing in the streets
Qui sort des speakers de mon système de son Denon acheté hier
En mangeant un demi litre de Cherry Garcia
Après avoir jasé avec ma tante qui aura 92 ans en mai
Qui me parle toujours de ma mère
Après avoir forcé pendant deux jours à monter un buffet pour ma salle à manger
Je sens la lotion pour le corps au citron et à la lavande
Qui venait dans un emballage magique
J’ai une grosse bouchée pognée dans la gorge
Retail therapy does not always work
The ground covered
C’était le dernier froid. La dernière journée trop emmitouflée. Je laisse les couches tomber, éparses, je les laisse me quitter sans un mot, sans un bruit. Je peux imaginer que l’air soulevé lancerait un cri s’il le pouvait. Que de tremblements dans l’atterissage forcé d’une cape en mal d’héro. Ou d’héroine.
Il y aura, puisque le passé ne conjugue plus mes matins, il y aura.
Non je ne me tais pas.
I just need to have some fun, remember? That’s what you said.
There was a little fuck you in my step, there was a little fuck you in my grin.
And it all made sad sense.
How weight can be worn in so many different ways.
Layers upon layers, the ground covered and still I walk, because that’s all I am built to do.
Fuck baby steps. I’m walking in strides.
I’m walking, I’m walking, I’m back.
I better be quiet now
Si l’eau
Fatiguée, fatiguée, comme toutes les bonnes raisons, entassées les unes sur les autres dans le fond du garde-robe, le poids d’excuses et de justifications et de rêves fait trembler et s’effondrer les supports. Comme il n’existe plus rien, que la raison est ensevelie et suffoque, comme il fait noir, que mes doigts frappent le mur sans arrêt à chaque tentative de retrouver le nord, surtout. C’est un grand paragraphe qui n’a rien retenu, que la folie de l’absence de vigules, que l’essouflement du manque de points. C’étaient des mots, c’était vrai, mais les reliefs usés d’être frôlés, comme des sous noirs, sur lesquels on ose pas s’attarder. Et déboule le temps et ses significations boîteuses, ses promesses sans scrupules brisées et ses parties sans cesse gagnées contre nous. Rien, plus rien du tout. Que des fils, si minces qu’on plisse des yeux, qu’on se convainc de les voir, si brillants et forts qu’ils étaient. Dans un étang je suis née, dans un étang je vis toujours. La vie qui m’entourre suit son cycle, de lumière et d’ombre, de souffle et pierre, de départs et d’arrivées. D’arrivées et de départs. Sous mes pieds l’eau. Et le noir. Et l’enclos. Qui s’écroule.
I am a swan
If (Waters) 4:30If I were a swan, I’d be gone.
If I were a train, I’d be late.
And if I were a good man,
I’d talk with you
More often than I do.
If I were to sleep, I could dream.
If I were afraid, I could hide.
If I go insane, please don’t put
Your wires in my brain.
If I were the moon, I’d be cool.
If I were a book, I would bend for you.
If I were a good man, I’d understand
The spaces between friends.
If I were alone, I would cry.
And if I were with you, I’d be home and dry.
And if I go insane,
And they lock me away,
Will you still let me join in the game?
If I were a swan, I’d be gone.
If I were a train, I’d be late again.
If I were a good man,
I’d talk with you
More often than I do.
Down the stairs
Another one another one another one
I can’t
Break
Unless mine is broken as well
Unless mine is
Not involved
Nothing to recover from
But a sweet a warm a loving
Moment embrace more never to be
The rush of the stumble
Has no equal
