Si l’eau
Fatiguée, fatiguée, comme toutes les bonnes raisons, entassées les unes sur les autres dans le fond du garde-robe, le poids d’excuses et de justifications et de rêves fait trembler et s’effondrer les supports. Comme il n’existe plus rien, que la raison est ensevelie et suffoque, comme il fait noir, que mes doigts frappent le mur sans arrêt à chaque tentative de retrouver le nord, surtout. C’est un grand paragraphe qui n’a rien retenu, que la folie de l’absence de vigules, que l’essouflement du manque de points. C’étaient des mots, c’était vrai, mais les reliefs usés d’être frôlés, comme des sous noirs, sur lesquels on ose pas s’attarder. Et déboule le temps et ses significations boîteuses, ses promesses sans scrupules brisées et ses parties sans cesse gagnées contre nous. Rien, plus rien du tout. Que des fils, si minces qu’on plisse des yeux, qu’on se convainc de les voir, si brillants et forts qu’ils étaient. Dans un étang je suis née, dans un étang je vis toujours. La vie qui m’entourre suit son cycle, de lumière et d’ombre, de souffle et pierre, de départs et d’arrivées. D’arrivées et de départs. Sous mes pieds l’eau. Et le noir. Et l’enclos. Qui s’écroule.
I am a swan
If (Waters) 4:30If I were a swan, I’d be gone.
If I were a train, I’d be late.
And if I were a good man,
I’d talk with you
More often than I do.
If I were to sleep, I could dream.
If I were afraid, I could hide.
If I go insane, please don’t put
Your wires in my brain.
If I were the moon, I’d be cool.
If I were a book, I would bend for you.
If I were a good man, I’d understand
The spaces between friends.
If I were alone, I would cry.
And if I were with you, I’d be home and dry.
And if I go insane,
And they lock me away,
Will you still let me join in the game?
If I were a swan, I’d be gone.
If I were a train, I’d be late again.
If I were a good man,
I’d talk with you
More often than I do.
Down the stairs
Another one another one another one
I can’t
Break
Unless mine is broken as well
Unless mine is
Not involved
Nothing to recover from
But a sweet a warm a loving
Moment embrace more never to be
The rush of the stumble
Has no equal
ExLax, deuxième rangée dans le fond
Y être presque. Ou à peine. Dans la perception du tout près alors donc pas tout à fait. Les semaines passent, se vivent, s’écoulent comme la slush fondante en route vers l’égout, mais aussi comme la source qui perce la glace. Et on vit toujours comme ça. Comme sur un brouillon, plein de graines d’efface, comme en répète, le metteur en scène dehors en train d’en fumer une.
Et on demanderait pas mieux qu’un foutu scénario qui tient debout. Réconfort dans la certitude d’une existance assise solidement sur le rocher au coeur de notre jardin enseveli sous les orties et les marguerites. Passer le weed whacker dans les angoisses et le mal de vivre peut-être surfaits mais néanmoins légitimes.
Et les insectes se délectent. Les insectes dévorent et chient. Pas fini de digérer qu’ils se remettent au travail. Dans les yeux, les oreilles, dans la bouche et la tête, bouffent le contenu, les idées, les visions et les rêves et partent. Le résultat de nos procrastinations amères derrières eux. On torche, spic n span, jusqu’au prochain buffet.
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Je suis prise d’angoisse chronique depuis ce foutu atelier de création littéraire à chaque mot que j’écris. Je doute, questionne, ce qui en soi ne devrait pas être mauvais. Mais l’idée de “travailler” mes textes, ça me tue. Et alors je me met à écrire, et soudainement c’est plus l’fun. Est-ce que je devrais changer çi, ça, y en a trop, pas assez, syntaxe, forme, franglais, engrish. Fait chier. J’ai jamais voulu écrire pour personne. J’écris parce que j’en ai besoin. Mais je me surprend à raturer à la source, avant même de commencer à écrire. Je sais que ma source n’est pas tarie. Comment pourrait-elle l’être? Je suis en vie! Anyway. Je voudrais retourner en arrière des fois. Oublier ce que j’ai entendu, ce que j’ai appris. Deux heures, c’est tout ce que ça m’a pris pour me fucker.
Realized
“Break me” she said. “Break me, break me. And when it’s done, when it’s all over, you can put the pieces back together however you want to.”
But like a jigsaw puzzle, her pieces were meant to only fit one way.
“You can make me, invent me, create me. I’ll belong to you and only you. You’ll hold the secret. My cracks, my flaws only reminders that I was born from your hands.”
Damaged goods, that’s how I saw it. Unfortunately, I had already broken her. Her cracks and flaws only reminders of what she was made of.
Worth breaking.
Be nice boys and girls (optional)
I’m starting to believe that there is such a thing as being too nice.
I’m starting to believe that even self proclaimed nice people really just care about their niceness, that they are offended by their own niceness not being recognized, not by the supposedly lack of niceness in other people.
Nice guys finish last it is said. For the record let it be known, nice girls do too.
At the end of my words lies silence.
In the silence are my actions.
My actions.
If I mistype my nick, it becomes Sawn.
- Alcoholic Poet
- Am I famous now?
- Ataraxia Photographica
- Charles Bolduc
- Christian Mistral
- Coyote Inquiet
- Cristine Lachapelle
- Dark Roasted Blend
- Darkly Dreaming David
- Darnziak
- Dieu Diesel… Tony Tremblay
- Download Squad
- Ecce Mulier
- Eric et Rosie roulent
- Harry Steed
- iFranky
- Innée
- Kitsune Noir
- L’hiver à Khartoum
- La vie d’un ours
- Le Crachoir
- Le voyou du bayou
- Lifehacker
- Lonely roads & Psycho paths
- Love-Soeur
- McDoodle
- minj
- Mon Petit Nombril
- Neatorama
- Not so waisted
- Patrick Brisebois
- Quartz’s song
- Rockin Meth
- Sans Connaissance
- Satan Lesbo Blog
- Simplement, simplement
- Steve Faguy
- Un Fruit Bizarre
- Un Taxi la nuit
- Vid0c
- Zen Moon