Sur ce…
Je vous laisse avec Shakey car lui m'accompagnera dans mes oreilles.
On m'a dit, rapporte un peu de sable et une petite pierre. Peu importe ce que je rapporterai, ce sera beaucoup moins que ce que je laisserai derrière.
Je vous laisse avec Shakey car lui m'accompagnera dans mes oreilles.
On m'a dit, rapporte un peu de sable et une petite pierre. Peu importe ce que je rapporterai, ce sera beaucoup moins que ce que je laisserai derrière.
Ce qui semblait éteint, perdu, disséminé au-delà de toute possibilité de récupération… est de retour
Lentement, mais parfois par à-coups fulgurants, j'émerge
(Sister Morphine joue, et je peux juste pas me tanner parce que c'est tellement)
Je lis plus que jamais. Je me saoule de musique
(turn my nightmare into dream)
Je pensais même pas recommencer à respirer, let alone sourire
(et puis y a ce gars du Texas génial Shakey Graves allez écouter ça c'est un ordre parce qu'il dit "watch out cause here I come")
L'urgence du voyage s'est curieusement estompée, mais pas le besoin
Je sais bien que je fuyais
(some of us were build to roam)
Je sais bien qu'à mon retour il y aura encore plus de musique et encore plus à lire encore plus à écrire à vivre
(shine on Georgia moon)
Après j'ai envie de voir le désert
Traverser des océans
Rêver que je ne rêve plus mais que ça arrive vraiment
Puting the finger on what's wrong, what's right, what sould be and what shouldn't.
Symptoms are always easier to acknowledge than causes.
I will not be a chapter, I will not be a label.
I want what I want.
Trust me.
Lire une BD en écoutant du vieux Sabbath. Ne jamais, jamais se refuser ce plaisir.1
Lire Ile d'Aldous Huxley très très lentement pour le laisser rentrer et le savourer. Encore là, faudrait être fou pour ne pas le faire.2
Apporter comme lecture de vacance de tout et de rien. Maeve Binchy, moi, j'assume. Mais aussi Dawkins, une bio de H.S.T., des revues et journaux internationaux.
Se faire violence et accepter qu'aujourd'hui, TOUT est publique. Les ruptures aussi. Je laisse ce côté de la médaille s'étaler devant tout le monde sans y participer et m'offre le cadeau de fermer ma gueule et laisser le temps faire ce qu'il est supposé faire.
Être moi. (On me l'a dit, ça doit être vrai: "Tu dois être toi". Pas, "Sois toi-même" qui vraiment sonne comme un mauvais article dans le Clin d'oeil. Hahaha, un oxymoron en prime)
Rêver. Non, encore? C'est sur ma liste depuis trop longtemps ça. Je pense qu'à partir d'aujourd'hui, je lève le pied de la pédale à break. Fuck. Off.
1. je le note ici, au cas où j'oublierais
2. folle, n'ayons pas peur des mots
–//–
Je ne quantifierai pas. Je n'ai plus de douleur à identifier, décortiquer, analyser. Je l'ai eue, comme une maladie, paralysante, débilitante. J'ai laissé tout ça m'envahir, une grosse vague pleine de débris de vie. Bonheurs, espoirs, sourires, magie des matins, féérie des soirs. C'est ok, il n'y a pas QUE. Il y a TOUT. Et c'est tout à fait ok. Ce que demain apportera, ce que la vague révélera lorsqu'elle se retirera, c'est ok. Mais y a rien qui m'empêche en ce moment même de ne pas rester près du rivage. Rien qui m'empêche de m'aventurer, un peu plus chaque jour, dans les champs, où le sol est sec et ferme.
C’est quand tu te mets à te demander si tu devrais écrire ça ici que c’est vraiment plus drôle.
It’s my fucking house. I’ll do and say as I damn please.
This is NOT about anything but ME.
However, anger will not get the best of me.
But bear in mind, honesty will keep on coming. Like it or not.
Les jours passent, tous pareils et pourtant si différents.
Je n’ai aucune sensation du temps qui passe. C’est ni long, ni court. Il n’existe tout simplement pas, autre que le jour et la nuit et les noms que l’on donne à chaque jour, selon le calendrier sur l’ordi, dans outlook, sur mon cell, la radio d’auto, les horloges du métro, l’écran dans l’ascenseur fuck! Partout, on y échappe pas. Tu pourrais te lever un jour et dire, dla marde, aujourd’hui le temps n’existe pas. Ha! Bonne chance!
Mais cette fois-ci, les données n’entrent pas, ne vont pas plus loin que ma rétine. Quel jour on est? Ché pas. Boulot, donc semaine. Lumière, donc jour. J’ai un décompte pour les vacances. Je regarde le nombre de jours restants avant mon départ et ils n’ont aucune signification. Loin? Proche? Ché pas. 17 jours.
Mon cadran imaginaire est plutôt comme suit:
Les journées passent très lentement. Je me sens parfois comme un fantôme, un souvenir. Ne plus exister en tant que partie d’un tout, il y a de la mort dans ça.
…
Les blessures qu’on laisse à l’air libre ne guérissent pas toujours. Parfois, y a l’infection qui s’installe. Je croyais qu’en les ignorant elles cicatriseraient. Ce fut mon erreur. J’ai attendu tant que j’ai pu. Mais ce n’est pas une excuse pour causer de la douleur en retour. Enfin, ça me fait aussi mal. Ce que j’ai subi et ce que je fais subir.
…
Les citations dont je ne connais pas l’origine, ells ont bien la valeur que l’on veut leur donner… Mais aujourd’hui j’en ai lu une sur Twitter qui m’a frappée fort.
Pour moi, être aimé n’est rien, c’est être préféré que je désire. -Gide
Ok, je la laisse ici, je dois réfléchir à ça.
Tout comme à ceci:
Way over yonder is a place that I know
Where I can find shelter from huger and cold
And the sweet tasting good life is easily found
Way over yonder – that’s where I’m bound
I know when I get there, the first thing I’ll see
Is the sun shining golden – shining rigth down on me
Then trouble’s gonna lose me – worry leave me behind
And I’ll stand up proudly in true peace of mind
Way over yonder is a place I have seen
In a garden of widsom from some long ago dream
May be tomorrow I’ll find my way
To the land where the honey runs in rivers each day
And the sweet tastinggood life is so easily found
Way over yonder – that’s where I’m bound
Way over yonder – that’s where I’m bound
J’ai bu finalement. Beaucoup. Enfin, ça dépend du monde. Pour ma part une bouteille et demie de rosé cheap c’est beaucoup. Assez pour me crisser sur le cul comme il faut. En compagnie de mon amie agente de voyage j’ai, pratiquement sur un coup de tête, booké une semaine dans le sud. Toute seule. Fuck off.
Je voulais aller aux Philippines, je voulais aller en France, je voulais aller en Irlande, je voulais aller en quelque part. Mais sur un micro-budget, avec une maigre semaine de congé possible comme ça à la dernière minute, une tête en décrépitude et un coeur qui peine à me tenir en vie, c’était ce qui me fallait.
J’ai toujours cette énorme pression sur la poitrine. Je monte les 20 marches vers mon appart avec difficulté. Je me sens vieille, brisée. Mais pas tout le temps. Y a des éclats, des espoirs brillants comme le soleil sur les petites vagues dans le fleuve tout près d’ici.
Il y a en moi un ramassis de colère, de peine, de tristesse, de frustration sur un fond de liberté, de révélation, de compréhension que la vie a le don de me faire chier solide, mais qu’habituellement je m’en tire pas mal. Je trouve quand même assez chiant d’être ainsi faite. Si j’étais plus fragile, est-ce qu’elle me câlisserait la paix?
Après le départ de ma copine, c’est ma proprio qui s’est pointée. Une bonne madame, gentille, rock ‘n’ roll sur les bords, humaine. On a jasé une heure. Ça m’a fait tellement de bien. Je me suis excusée tout plein de fois de ne parler que de moi, j’étais vraiment saoule.
Ainsi donc, trois semaines à travailler, et ensuite à moi le repos. Déjà depuis deux semaines je ne suis pas à mon meilleur au boulot. Absolument pas productive. Les enfants arrivent demain pour leurs deux semaines, ça va aider. On trip ensemble, le temps passe trop vite, toujours trop vite.
J’imagine que les tranches de vie seront de retour ici. J’ai la tête pleine de noeuds à défaire. On respire. Ça va aller.
C’est un drôle de printemps. J’ai beaucoup envie de boire. Mais ma santé s’étant détériorée ces derniers jours, je n’ose à peine prendre plus d’un verre de vin au repas. Et ça c’est quand je mange. Dans mon corps c’est la tempête. C’est le tsunami qu’a entrainé le séisme de dans ma tête et mon coeur. C’est tout de même curieux cette lumière persistante malgré la pluie dans mes yeux. Je n’y vois pas grand chose, mais je ne suis pas dans le noir, c’est déjà ça. Le sommeil se pointe occasionnellement, comme s’il s’était trompé d’adresse.
Quarante ans à vouloir être aimée. Quarante ans, sans répit, la tête baissée, la quête, la quête à tout prix. Parce que comment peut-on être, comment peut-on prétendre exister si on est pas aimée?
C’est mon lot faut croire que de causer de la peine et de la douleur. Ce que je combat à temps plein, ce que j’évite corps et âme. Mais me faire aimer, ça coûte cher. J’ai réalisé que je n’avais plus les moyens. Me voilà flat broke. Ouais, on pourrait dire ça.
Je suis désolée.
These I singing in spring collect for lovers,
(For who but I should understand lovers and all their sorrow and joy?
And who but I should be the poet of comrades?)
Collecting I traverse the garden the world, but soon I pass the gates,
Now along the pond-side, now wading in a little, fearing not the wet,
Now by the post-and-rail fences where the old stones thrown there,
pick’d from the fields, have accumulated,
(Wild-flowers and vines and weeds come up through the stones and
partly cover them, beyond these I pass,)
Far, far in the forest, or sauntering later in summer, before I
think where I go,
Solitary, smelling the earthy smell, stopping now and then in the silence,
Alone I had thought, yet soon a troop gathers around me,
Some walk by my side and some behind, and some embrace my arms or neck,
They the spirits of dear friends dead or alive, thicker they come, a
great crowd, and I in the middle,
Collecting, dispensing, singing, there I wander with them,
Plucking something for tokens, tossing toward whoever is near me,
Here, lilac, with a branch of pine,
Here, out of my pocket, some moss which I pull’d off a live-oak in
Florida as it hung trailing down,
Here, some pinks and laurel leaves, and a handful of sage,
And here what I now draw from the water, wading in the pondside,
(O here I last saw him that tenderly loves me, and returns again
never to separate from me,
And this, O this shall henceforth be the token of comrades, this
calamus-root shall,
Interchange it youths with each other! let none render it back!)
And twigs of maple and a bunch of wild orange and chestnut,
And stems of currants and plum-blows, and the aromatic cedar,
These I compass’d around by a thick cloud of spirits,
Wandering, point to or touch as I pass, or throw them loosely from me,
Indicating to each one what he shall have, giving something to each;
But what I drew from the water by the pond-side, that I reserve,
I will give of it, but only to them that love as I myself am capable
of loving.
-Walt Whitman
**EDIT**
Chers visiteurs perdus. paslong.ca c'est pas dans Google qu'il faut le taper, c'est dans la BARRE D'ADRESSE.
Merci.
*********
dans pas long ça va virer au blanc. blanc lumineux. blanc lu-mi-ère.
dans pas long ça va être l'été aussi. dur à croire, mais on y arrive.
J’avais oublié… Oublié de l’avoir écrit, mais surtout ce que ça voulait dire.
I said I suck at maths and it’s true. So for me, one plus one, that doesn’t always equal 2. Eventually yes. With time, understanding the mechanics that led me to the wrong answer, yes, it can make 2.
One. And one. If the ones are the same, then two is a big fat pile of whatever one is. I thought my main equation included shit. Turns out it was fear. At this point. Right now.
Yes it’s all about focus. Yes it is the test. (don’t you hate always being right?) Focus on the smallest of actions. That is fearsome. Focus on the big picture is the easiest thing. The shit happened when I overlooked the moment. The shit that I always put in the equation was in fact the result of it. Fear and fear. Add them up. See what happens.
Gut wrenching fear, a moment when I thought I was actually going to loose my mind. My mind. Not in the metaphorical sense. Real. Faced with the small actions I didn’t focus on, because the big picture was much more important. I thought.
Gut wrenching fear. Of looking at myself. And understanding. I wasn’t overthinking. I was drowning the noise of my actions in the very comfortable bed of words that is my blog. I have made a trip to earth. And discovered I hadn’t lived there in a while. Writing. Like drinking, downing pills, smoking. Just battling the noise.
Gut wrenching fear. That in all my selfconsciousness, my search for peace of mind, my clever thoughts, my claims to being a loner, I forgot about being human. I am paying the price right now.
I might never be the same again. I might remain the same forever. I know that I will have, for once, at last, finally understood what this means. The moment. The focus.
And I might also forget this feeling I have right now. Or I might pretend that I don’t care too much. So before it all goes away, before I choke on my words, I want to say this:
I love you.
Every single one of you. I mean it and say it without fear.
Publié la 1ère fois le 16 septembre 2006.
Quelques changements à prévoir dans les prochaines heures. Mon template est plein d’erreurs que je n’ai ni les connaissances ni le temps de corriger et qui entrainent des problèmes de navigation et d’accès à certaines pages. Et le site du designer est en russe… C’est tester ma patience un peu trop là. Donc ça se peut que ce soit down, ou weird, ou laid. Patience :)
Mise à jour:
Bon… Je pense que ça va être ça. Reste des modifs bien sûr. J’ai pas retouché la photo du header, juste cropée. Faut vraiment que je mette à jour les liens. Certaines couleurs. Certaines pages restent à modifier.
Mais à partir de l’original, je suis assez satisfaite du résultat. Dodo astheur.
Je fais un shift weird cette semaine, 13h à 21h. Il est 3h40 du matin et je me demande s’il serait pas l’heure d’aller me coucher. Oui, bien sûr me répond-je.
Depuis des semaines, des billets et des billets dans ma tête, jamais ici. Je sais et je ne sais trop pourquoi. La paresse parfois. La vie dans l’osti de vortex des heures à travailler, des comptes à payer et des quelques heures de plaisir qu’on arrive à y extirper. Fuck you là, sérieux.
“This is your life, and it’s ending one minute at a time”
C’est un peu plate quand même une quote de Chuck sonne cliché.
L’autre Chuck là, il me parle un peu plus sérieusement:
“There’s nothing to mourn about death any more than there is to mourn about the growing of a flower. What is terrible is not death but the lives people live or don’t live up until their death. They don’t honor their own lives, they piss on their lives. They shit them away. Dumb fuckers. They concentrate too much on fucking, movies, money, family, fucking. Their minds are full of cotton. They swallow God without thinking, they swallow country without thinking. Soon they forget how to think, they let others think for them. Their brains are stuffed with cotton. They look ugly, they talk ugly, they walk ugly. Play them the great music of the centuries and they can’t hear it. Most people’s deaths are a sham. There’s nothing left to die.”
Y au moins trois billets de la semaine passée là-dedans. Depuis que je tiens ce blog je dois l’avoir dit 100 fois. Et bien rien n’a changé. J’aurai toujours un préjugé défavorable envers les humains en général.
J’ai commencé à lire Du côté de chez Swann… Jamais lu Proust. Pas lu beaucoup de “classiques”, merci Flaubert en lecture imposée, que j’ai trouvé insipide au possible (désolée, c’est comme ça, j’assume). Ça m’a découragée pour le reste. Et puis un moment donné je tombe sur cette citation:
“Que de bonheurs possibles dont on sacrifie ainsi la réalisation à l’impatience d’un plaisir immédiat.”
Que les paradoxes m’emportent, ça m’a allumée. Peut-être moins le sens des mots que leur arrangement… J’en sais rien, mais on m’a dit “Oh, bonne chance, c’est le plus beau, mais aussi le plus difficile, dans le sens de complexe”. Euh, ok. Je dois être aussi compliquée qu’on me le dit, j’ai déjà quelques pages de lues, et je m’y sens à la maison. Je n’ai jamais rien lu d’aussi près de comment ça marche dans ma tête.
Regarder en dedans pour mieux voir dehors, c’est comme ça qu’il me parle Marcel, et je le comprends tellement.