Les doigts

je ne comprend plus exactement comment ça peut arriver la peur de ce qui reste de ce qui s’en vient de ce qui aurait pu être j’ai parfois envie de doigts profondemment enfoncés dans ma tête un seul réel regard de compréhension qui dit oui oui t’as raison oui c’est vrai mais plus souvent je me terre et je barricade les accès c’est beaucoup plus simple de fuir que de rester là à regarder te regarder nous regarder le sang dans les yeux ce n’est pas qu’une allusion ça coule partout c’est salissant et je n’en peux plus de récurer mes visions imprimées qui d’autre pourrait le faire parcontre que ces doigts ces doigts qui ont effleuré la surface en se disant c’est suffisant en craignant peut-être la profondeur en sentant le froid du fond engourdir leurs phalanges le froid que je ne sens plus que je ne savais pas que j’avais endedans comme en dehors et c’est là que je suis dehors avec le soleil et les pas des autres qui m’accompagnent mais pas vraiment c’est plus comme une mélodie que je m’invente que je me chante pour croire encore que je ne suis seule que je n’ai pas choisi d’être seule que c’est donc beau la vie parmi toute cette musique et les doigts diraient oui tu as raison oui c’est vrai et je saurais qu’ils mentent mais nous serions seuls ensemble

vers l’autre

y a des coeurs qui traînent partout. j’ai presqu’envie de me pencher pour les ramasser. et puis je me rapelle le poids du mien. la grimace de l’effort. le brouillard de l’oubli.

j’ai presqu’envie de me pencher pour les ramasser. un peu pour ne pas m’enfarger dedans. comme si elle était plongée dans un sac de billes, parfois ma main effleure leur surface. parfois mes doigts les caresse.

partout, éparpillés. noire du sang des autres je trébuche vers le plus brillant. des promesses que je ne saurais tenir seule. les plus douloureux pas.

Après le tir

Je tire sur les chants avant qu’ils s’écrient, qu’ils échouent sur les ailes du pigeon en plein vol, en plein élan vers l’endoit où se seraient trouvés les mots qui grattent à la porte d’une chambre condamnée à abriter les mélodies nées pour les accompagner. La dissonance dans la distance entre les deux saigne et coule et ma langue innondée flotte et cherche la surface à lécher qui n’absorbera pas qui laissera. Une mer lisse en lueurs et promesses rubis après la noyade des âges mal vécus.

Je n’ai plus que ce don qu’est d’aimer.

Eau de ma source

from: http://www.deviantart.com/deviation/57480192/?qo=120&q=waterfall&qh=boost%3Apopular+age_sigma%3A24h+age_scale%3A5

Je ne suis pas la source

Aucunes d’elles ne le sera jamais

Où l’on s’abreuve, où l’on se saoule

Pas plus loin qu’en ces coeurs pixels

Les saveurs naissantes comme celles dissipées

Chaque gorgée portant le goût unique

Celui de la source à ton horizon

Mirage d’une image noyée dans les passions mortes

Une seule de mes gouttes suffirait

Seule avec

(je chuchote)

les pousses mortes

les pensées avortées

l’automne d’une autre vie

(je n’ai plus besoin que tu m’entendes)

Amor fati

Let’s step away from. Him.

Zarathustra is silent. No secrets whispered.

Ananke’s perfume might be in the air, or it might be her ghost.

J’ai marché sur ton karma.

Faire le bien, c’est d’aimer aussi.

Mon cahier ouvert au Huitième Degré…

Sapere aude.

Rien de mystique dans un sourire du matin.

Only the knowledge that this is right.

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